Feux d'artifice, feux de Bengale ;
Les gens sont ivres dans la salle.
L'artificier... est défoncé.
Les feux de l'amour, pas dans les airs.
Un baiser innocent sur des lèvres amères.
Je vagabonde dans les champs, à la recherche de l'amour.
Je tombe sous l'effet de l'alcool, bien trop fort.
Pas de jolies filles pour venir me sauver ; comme toujours.
Alors je reste sur le sol, continuant de faire le mort.
En attendant la fille promise à mon c½ur...
Et je chante comme un dératé des chants tapageurs !
Et personne ne vient à mon secours pourtant
Et me voilà, tout seul, à chanter dans les champs !!
Ô désespoir, ô désespoir...
Viens avec moi, j'ai quelque chose à te faire voir...
A te faire boire.
Je t'ai piégé, te voilà donc emprisonné,
Entre mes griffes acérées ;
Dans une cage, des barreaux d'acier trempé.
Et je continue de chanter, je cherche l'amour, mon ami.
Ô désespoir, aide-moi. Sois-mon génie.
Je te remercierais. Tu me connais...
On fera la tournée des bars.
“J'ai quelque chose à te faire voir, à te faire boire !”
Je m'endors petit à petit. Je rêve d'une utopie.
On a pas le beurre, l'argent du beurre et la crémière.
Faut pas rêver. Bouffer la terre et boire la mer !
Je n'en peux plus de toutes ces illusions.
Une vie en trompe-l'½il pour seule évasion...
H.P.